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𝐋𝐄𝐒 𝐒𝐄𝐍𝐒 𝐏𝐑𝐄́𝐂𝐄̀𝐃𝐄𝐍𝐓 𝐓𝐀 𝐏𝐄𝐍𝐒𝐄́𝐄

Dernière mise à jour : 27 juil. 2023

Enfant de l’esprit, la pensée dessine notre monde. Enfant des sens, le ressenti est son chant.

Il existe deux connaissances, et parfois, l’une contraint l’autre. Il nous faut ainsi apprendre à désapprendre. Ou tout du moins, savoir se détacher de cette connaissance intellectuelle qui régit souvent nos actions, pour plonger dans la connaissance universelle. Cette connaissance universelle est entièrement contenue en nous. Il suffit de l’écouter, de lui faire de l’espace, de l’accueillir. Si cette connaissance existe en nous, elle est également présente au coeur de tout ce qui nous entoure : humain, animal, végétal, minéral, inanimé, invisible . Nous pouvons alors laisser danser nos sens pour apprivoiser cette connaissance.




Avant les sens, il y a l'essence, cette totalité, cette connaissance universelle en nous. Nommée parfois la source, l’Esprit, Dieu, elle est tout. Tout et rien à la fois. Elle est tout sans posséder. Cette essence telle une l’union, et même au-delà, car l'union sous entend la séparation. L'unité alors, qui englobe, réunit pour ne faire qu'un Tel le père et la mère, tel le masculin et le féminin, tel le vide et le plein, Yab-yum, unis, un. Nos sens extérieurs se déploient comme ses enfants, les lumières qui participent à éclairer l’intérieur. L’odorat, le goût, l’ouïe, le toucher et la vue vont à la rencontre du monde extérieur. S’ouvrir à ressentir pleinement, sans interprétation pour allumer le coeur de notre source intérieure. Au fil des ressentis, des expériences, cette source se dévoile par touches lumineuses. La bible parle d’illumination, lorsque l’on est touchée par « la lumière divine ». Cette lumière nous précède, vibre en nous, à nous de la laisser se révéler. Les connaissances issues de la pensées, des livres, de l’intellect restent à l’entrée de cette voie, ne pouvant l’emprunter. L’invitation est de revenir à soi, avec la foi comme guide. Certes, les mots, les pensées peuvent montrer un chemin. Mais nos pas se doivent de parcourir ce chemin pour le connaître en profondeur. Au delà d’un survol, d’une procuration, il faut vivre pleinement, par soi, en soi, pour soi. La traversée peut se révéler houleuse étonnante, intriguant. Ce chahut survient de la mise en mouvement du connu, de la distance face aux habitudes. Jusqu’à nos 6 ans nous abordons le monde par les sens. Puis par l’éducation et notamment le langage, les sens se lient progressivement à la pensée. Tout devient alors réflexion, comme si nous devenions les commentateurs de notre propre vie. L’enjeu est de pouvoir ressentir sans laisser les filtres du langage et de la pensée façonner ce que les sens reçoivent.

Douce odeur de mélisse, laisser place aux ressentis
© Adri Photos

Que faire pour venir toucher de tels espaces d’accueil ? - Revenir au souffle : le souffle libre, énergie de vie. Ce mouvement vital qui nous accompagne de la naissance à notre dernier souffle. Ré-apprendre à respirer, laisser la place, savourer, ressentir. - Méditer en silence : non pas faire le silence des pensées, mais les laisser voguer sans s’y attacher. Tel un nuage dans le ciel. Les nuages sont nos pensées, mais nous sommes le ciel, et il y a tout cet espace, cette immensité qui existe.

- Apporter l’état méditatif dans le quotidien : lorsque l’on touche cette dissociation « nous ne sommes pas nos pensées », nous sortons de l’acte volontaire de la médiation, souvent au calme. Nous ouvrons un « espace méditatif » qui peut exister à tout instant, dans chaque geste. Cet espace est en nous, et nous pouvons le convier même au milieu de la foule. Méditer ne veut pas dire s’isoler, méditer nous offre un espace infini, capable d’accueillir les actions, les pensées, tout en restant infini.

- Ressentir par le corps : donner place aux sens, plus de place, encore et encore. Sans interpréter, savourer, être en conscience face au monde qui nous entoure. Chaque objet, vécu devenant alors un cadeau pour déployer les sens. Que cette odeur nauséabonde soit également saluée avec respect et accueillie. - Se laisser transporter par l’art : dessiner, danser, chanter, tourner, imaginer - Plonger dans le ressenti, le regard... comme l'on plonge en soi. S'ouvrir à cet espace infini.

Les sens précèdent la pensée Alors à l’issue de cette lecture, je t’invite à fermer les yeux et ressentir, écouter tout ce qui t’entoure. Chaque bruit extérieur devenant le reflet de ta présence sur terre.
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